[ATOMIC BLONDE] Et si James Bond avait été une blonde bisexuelle

1989, Berlin, nid d’espion, accueille Lorraine Broughton (Charlize Theron) envoyée pour enquêter sur la mort d’un agent infiltré du MI6. La tension monte dans cette ville prête à exploser,  à l’orée de la destruction du mur. Les visages sont double et Lorraine ne pourra faire confiance à personne, ni à son contact sur place (James McAvoy), ni à la séduisante et jeune espionne française (Sofia Boutella)

Atomic Blonde est l’adaptation du roman graphique d’Antony Johnston dessiné par Sam Hart, The coldest city. C’est le premier tome d’une trilogie de romans d’espionnage se déroulant lors de la guerre froide. Il fut plutôt reconnu par la critique car il reçut de nombreuses distinctions dont le meilleur roman graphique du mois par Barnes & Nobles.

David Leitch, le réalisateur, commence sa carrière dans le cinéma par la cascade. Et ce n’est que très récemment qu’il décide de se mettre à la réalisation, en 2014, avec John Wick en tandem avec Chad Stahelski. Atomic Blonde est donc sa seconde réalisation mais sa première en solo. On trouve déjà quelques récurrences entre les deux : un personnage charismatique et violent, une utilisation assez similaire de la couleur (un mélange de bleu et de couleurs saturés), des plans assez travaillés et esthétisés.

James McAvoy

Entre John Le Carré et James Bond, Atomic Blonde réussi à être un mélange intéressant et explosif.  A la fois réflexion sur la perte identitaire liée à la guerre froide, mais également divertissement pur et dur à l’aspect hyper léché. Tous les choix esthétiques vont dans cette direction. Que ce soit le choix de la décennie – 80s – celui de la ville – Berlin. Tout est pensé pour être « hype ». La bande-son reprend certain des morceaux les plus iconiques de l’époque : « Personal Jesus » par Depeche Mode, « Under Pressure » de Queen et David Bowie, « Cat people » de ce même Bowie, « 99 luftballons » de Nena, et une reprise de « Blue Monday » par Health. L’ensemble, quoique assez entraînant, parait presque trop parfait, d’autant que la plupart des morceaux choisis sont déjà des hits et qu’il manque donc, peut-être, un peu de personnalité à cette bande-son. L’aspect le plus réussi du film est son image qui est très excessive dans ses partis pris. Le film n’hésite pas à passer d’une image bleu et glaciale complètement irréelle, à des séquences tournés dans la ville et éclairées par des néons violets, vert, jaunes. L’image est aidée par une hyper esthétisation de la violence et un choix des décors et costumes très graphiques.

Impossible de ne pas parler du casting qui est, même dans les moindres seconds rôles, pensés. Charlize Theron s’offre, après la géniale imperator Furiosa, un autre rôle de femme badass. James McAvoy continue dans la lancée de son rôle fou dans Split avec cet espion pas tout à fait net. Sofia Boutella convainc un peu moins. Parmi les seconds rôles, on retrouve John Goodman, Toby Jones ou encore Bill Skarsgård qui sera le prochain Pennywise dans la nouvelle adaptation de ça. Dans l’ensemble, leur jeu est très stéréotypé et excessif, mais absolument parfait pour ce genre de film.

Atomic Blonde est un film excessif mais tellement jouissif. Chacun des aspects du film est pensé pour être divertissant. Une bande-son qui reste en tête, un personnage féminin badass, des images au petit soin et un casting cinq étoiles.

Atomic Blonde (2017)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s