[LOVE ACTUALLY]Love Actually… is all around

Love Actually est le premier film de Richard Curtis en tant que réalisateur, et son septième en tant que scénariste. En vrac, on peut retrouver dans sa filmographie, Good Morning EnglandQuatre mariages et un enterrement ou encore Bridget Jones. En somme, Richard Curtis incarne une vision de la britishitude : un humour pince sans rire, des personnages haut en couleur et une atmosphère feel-good.

MV5BNTE3NDcxNzc1Ml5BMl5BanBnXkFtZTYwOTY5NDM3._V1_

Love Actually est un film chorale qui se passe majoritairement à Londres, un mois avant Noël. On y trouve une galerie de personnages assez dingue : le prime minister (Hugh Grant), des doublures de nus (Martin Freeman et Joanna Page), une rockstar (Bill Nighy), une secrétaire lubrique (Heike Makatsch), un veuf (Liam Neeson) etc. Et le seul problème de tous ses personnages est d’en découdre avec l’amour. Tout cela saupoudré de bons sentiments mielleux à souhait qui font si plaisir lorsque le thermomètre extérieur affiche un nombre proche de zéro. Rien que le fait d’entendre la phrase d’introduction du film me met dans un état de béatitude stupide. Alors pour votre bon plaisir la voici :

« Whenever I get gloomy with the state of the world, I think about the arrivals gate at Heathrow Airport. General opinion’s starting to make out that we live in a world of hatred and greed, but I don’t see that. It seems to me that love is everywhere. Often it’s not particularly dignified or newsworthy, but it’s always there – fathers and sons, mothers and daughters, husbands and wives, boyfriends, girlfriends, old friends. When the planes hit the Twin Towers, as far as I know none of the phone calls from the people on board were messages of hate or revenge – they were all messages of love. If you look for it, I’ve got a sneaky feeling you’ll find that love actually is all around. »

509971.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Le casting

L’un des aspects les plus positifs de ce film est son casting plus que premium. Pratiquement tous les acteurs de ce film ont (eu) une carrière intéressante. Colin Firth, Keira Knightley, Bill Nighy, Chiwetel Ejiofor,  Andrew Lincoln, Alan Rickman, Liam Neeson, Emma Thompson, Martin Freeman, Hugh Grant, Thomas Sangster. Et même parmi les noms qui n’ont pas encore vraiment percé, il y a quelques projets actuels assez intéressants: Westworld (Rodrigo Santoro). Ce qui permet quelque scènes tout à fait sympathiques : la petite danse de la victoire de Hugh Grant dans un 10 Downing Street (presque) vide, un moment de solitude terrible d’Emma Thompson sur fond de Joni Mitchell, la déclaration d’amour la plus adorablement creepy d’Andrew Lincoln à Keira Knightley ou encore les répliques absolument détestable mais terriblement drôle de Bill Nighy dans un rôle très British qui lui va si bien.

Londres

L’une des raisons pour laquelle j’aime ce film plus que je ne devrais (car il a des défauts et pas des moindres mais je reviens dessus plus tard) se résume en une ville : Londres. Le film ne se passe pratiquement qu’à Londres. Alors oui, c’est un Londres fantasmé où les appartements sont de jolis duplex aux beaux murs blancs mais tout de même cela reste Londres. On y voit de beaux double decker bus, Oxford street, une galerie d’art à priori vers Shoreditch, et tout ça, ça me suffit pour me rendre heureuse. Oui, je suis une fille facile.

18366704.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

This is a men’s world (white, thin and heterosexual)

Mon plus gros reproche est assez évident: la représentation de l’amour dans Love Actually est hyper stéréotypée. Il n’y a que des couples hétérosexuels où l’homme a en général une situation économique ou social plus élevée que celle de la femme. Tous les couple sont blancs (sauf Chiwetel Ejiofor mais qui a un rôle finalement peu important) et plusieurs fois dans le film des remarques pouvant être considérées comme du fatshaming sont prononcés. C’est finalement dommage car si les rôles avaient été mieux distribués le film aurait pu être un film de Noël quasi parfait.

En somme, Love Actually est comme une boite de pâtes de fruits (je ne pouvais pas dire « chocolats » parce que Forrest Gump quoi). Au début, tu te gaves parce que c’est très bon et ça te fait plaisir, mais quelques heures plus tard, tu te rends compte que ce n’était pas une si bonne idée et tu as la nausée. Et pourtant, cela ne t’empêchera pas de recommencer l’année prochaine. C’est le cycle vicieux de Noël. Love Actually, c’est exactement cela, un gavage de sucrerie à base de bon sentiments, d’une bande-son géniale et de punchlines bien ciselées mais qui cache une représentation idéologique et formaté du couple. Alors oui, je leur pardonne parce que c’est anglais et que c’est Noël, mais tout de même…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s